Indice Tardif · Marché résidentiel de l’île de Montréal
Indice Tardif de juin 2026 : le marché immobilier de Montréal en zone acheteur léger
L’Indice Tardif de juin 2026 s’établit à 29/100, en zone acheteur léger. Sur l’île de Montréal, le prix médian atteint 493 000 $ pour une copropriété, 834 000 $ pour une unifamiliale et 920 000 $ pour un plex. Les ventes fermes reculent de 11,7 % sur un an et les inscriptions expirées bondissent de 31,7 %, mais les prix médians tiennent : le marché bascule côté acheteurs en quantité, pas encore en valeur.
| Composante | Poids | Score |
|---|---|---|
| SNLR — ventes / nouvelles inscriptions | 40 % | 58,9 |
| Ratio d’expirations | 30 % | 16,9 |
| Momentum annuel (ventes) | 30 % | 0 |
Méthode officielle 40/30/30 (SNLR, expirations, momentum annuel). Fondé sur 1 272 ventes fermes, 423 expirations et 2 771 nouvelles inscriptions du mois (île de Montréal), données Centris compilées par Endurance.
L’Indice Tardif de juin 2026, l’indicateur du marché résidentiel de l’île de Montréal publié par Endurance Groupe Immobilier par Tardif et conçu par David Tardif, courtier immobilier, s’établit à 29/100 — en zone acheteur léger. Les ventes reculent, les inscriptions expirées grimpent, mais les prix médians tiennent bon dans les trois grandes familles de propriétés. Ce mois-ci, l’Indice affine sa lecture du plex montréalais en distinguant duplex, triplex, quadruplex et immeubles de cinq logements et plus.
L’Indice Tardif combine trois signaux — le ratio ventes/nouvelles inscriptions (40 %), le ratio d’expirations (30 %) et le momentum annuel (30 %) — en un score de 0 à 100 pour l’île de Montréal. Il ne révèle aucun prix de transaction individuel. Le score de juin 2026 est fondé sur 1 272 ventes fermes du mois — conditions levées durant le mois, la signature notariée pouvant survenir pendant ou après — sur la population complète des transactions de l’île.
Résumé exécutif
- Score global 29/100 — zone acheteur léger. Le pouvoir de négociation revient aux acheteurs sur l’île de Montréal.
- Le signal qui pèse le plus : les expirations. Un quart des inscriptions conclues du mois se sont soldées par une expiration (ratio 25,0 %), et le nombre d’inscriptions expirées bondit de 31,7 % sur un an (423 contre 321).
- Volumes en repli. 1 272 ventes fermes, en baisse de 11,7 % sur un an (contre 1 440 en juin 2025) : le momentum annuel tire le score vers le bas.
- Absorption encore correcte. Le SNLR à 45,9 % (1 272 ventes pour 2 771 nouvelles inscriptions) reste le pilier qui empêche le score de tomber en zone acheteur fort.
- Un marché à deux vitesses. Le score global de 29 masque un fort contraste : le duplex atteint 82/100 (vendeur fort) et le 4-plex 75/100, tandis que la copropriété (22) et le multilogement 5+ (11) sont en zone acheteur.
- Près d’une propriété vendue sur trois a dû baisser son prix (31,0 %, contre 27,5 % un an plus tôt) et seulement 19,5 % des ventes ont dépassé le prix demandé — des signaux que les indices régionaux ne publient pas.
- Prix résilients. Copropriété 493 000 $ (+1,6 % sur un an), unifamiliale 834 000 $ (+3,0 %), plex 920 000 $ (+0,8 %). Le marché se refroidit en quantité, pas en valeur.
- Contexte macro stable. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 10 juin 2026, tandis que l’inflation est remontée à 3,2 %.
Comment se calcule l’Indice Tardif de juin 2026
L’Indice Tardif de juin 2026 est le produit de trois forces contraires. Le SNLR — ratio ventes sur nouvelles inscriptions — s’établit à 45,9 %, soit un score de 58,9/100 : l’offre nouvelle s’écoule encore à un rythme sain, ce qui soutient le marché. Mais le ratio d’expirations, à 25,0 %, ne vaut qu’un score de 16,9/100 : une inscription sur quatre disparaît sans vente, signe d’une inadéquation entre les prix demandés et le pouvoir d’achat réel. Enfin, le momentum annuel tombe à 0/100, plombé par un recul des ventes de 11,7 % sur un an. La moyenne pondérée 40/30/30 donne 29/100 : un marché d’acheteurs léger.
Ce que les chiffres disent
Le marché montréalais de juin 2026 raconte une histoire de décompression. La demande ralentit — moins de ventes fermes, beaucoup plus d’inscriptions qui expirent — mais les vendeurs qui concluent obtiennent encore près de leur prix affiché : le ratio prix vendu / dernier prix demandé médian se tient à 0,98 dans les trois familles. Le marché se refroidit en quantité, pas encore en valeur.
La copropriété concentre la pression : 652 ventes fermes en juin 2026 sur l’île de Montréal (contre 789 un an plus tôt), un ratio d’expirations de 29,1 % et un délai de vente médian passé de 42 à 48 jours. À l’échelle métropolitaine, l’APCIQ signalait la même tendance de fond dans sa dernière parution (mai 2026) : ventes en baisse graduelle et pression sur les prix qui s’atténue. À l’inverse, le plex garde le meilleur profil, avec les ratios d’expiration les plus bas (duplex 14,3 %) et un volume en hausse.
Un marché à deux vitesses
Le score global de 29/100 masque un contraste marqué entre catégories. En juin 2026, le duplex atteint 82/100 — zone vendeur fort, porté par un volume en hausse, des expirations basses et un SNLR serré, tandis que le multilogement 5+ tombe à 11/100 — zone acheteur fort. Les petits plex (duplex, 4-plex) forment le camp des vendeurs ; la copropriété et le grand multilogement, celui des acheteurs. Le score de chaque catégorie applique la même méthode 40/30/30 à ses propres ventes, expirations et nouvelles inscriptions.
Lecture par catégorie — juin 2026
| Catégorie | Score | Zone | Ventes | Prix médian | vs juin 2025 | Ratio d’expir. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Copropriété | 22 | Acheteur léger | 652 | 493 000 $ | +1,6 % | 29,1 % |
| Unifamiliale | 37 | Acheteur léger | 374 | 834 000 $ | +3,0 % | 21,4 % |
| Duplex (2 log.) | 82 | Vendeur fort | 120 | 840 000 $ | +4,7 % | 14,3 % |
| Triplex (3 log.) | 57 | Équilibré | 71 | 937 500 $ | −0,8 % | 18,4 % |
| 4-plex | 75 | Vendeur léger | 33 | 1 150 000 $ | +0,4 % | 19,5 % |
| Multilogement 5+ | 11 | Acheteur fort | 22 | 1 220 000 $ | +1,7 % | 29,0 % |
Copropriété — 493 000 $
Le prix médian d’une copropriété sur l’île de Montréal est de 493 000 $ en juin 2026, en hausse de 1,6 % sur un an, mais le volume recule de 17,4 % et le ratio d’expirations grimpe à 29,1 % (fiabilité élevée). Les zones centrales restent les plus chères au pied carré : Le Sud-Ouest (703 $/pi²), Le Plateau-Mont-Royal (665 $/pi²) et Ville-Marie (656 $/pi²). Ville-Marie affiche un délai médian de 94 jours sur 103 ventes fermes : l’abondance de l’offre neuve au centre-ville pèse. Rosemont–La Petite-Patrie illustre l’autre extrême — 560 000 $, vendu en 29 jours.
Unifamiliale — 834 000 $
Le prix médian d’une maison unifamiliale sur l’île de Montréal est de 834 000 $ en juin 2026, en hausse de 3,0 % sur un an, avec un volume en baisse de 11,6 % et un ratio d’expirations de 21,4 %. Le haut de gamme est là où l’acheteur négocie le plus : Mont-Royal (1 740 500 $, ratio prix/demandé 0,93) et Westmount (1 757 500 $, 72 jours de délai) montrent une décompression nette du luxe. À l’opposé, Lachine (735 000 $) et Beaconsfield se vendent en 27 jours.
Plex — 920 000 $ (découpé par taille)
| Sous-segment | Ventes | Prix médian | vs juin 2025 | Prix/porte médian | MRB médian | Délai médian |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Duplex (2 log.) | 120 | 840 000 $ | +4,7 % | 420 000 $ | 18,1 | 44 j (↓ de 49) |
| Triplex (3 log.) | 71 | 937 500 $ | −0,8 % | 312 500 $ | 17,3 | 45 j |
| 4-plex | 33 | 1 150 000 $ | +0,4 % | 287 500 $ | 17,6 | 46 j (↓ de 70) |
| Multilogement 5+ | 22 | 1 220 000 $ | +1,7 % | 222 917 $ | 16,7 | 40 j (↓ de 66) |
Le duplex est la locomotive du plex montréalais : plus de volume, le prix par porte le plus élevé (420 000 $) et le ratio d’expirations le plus bas (14,3 %) — d’où son score Indice Tardif de 82/100, en zone vendeur fort. Le multilogement de 5 unités et plus, à l’inverse, tombe à 11/100 (acheteur fort) : il offre le prix par porte le plus bas (222 917 $) et le MRB le plus serré (16,7), mais un ratio d’expirations élevé (29,0 %) et un volume en recul. L’économie d’échelle du grand immeuble reste la porte d’entrée la moins chère au parc locatif montréalais. Fait notable : tous les sous-segments plex se vendent plus vite qu’en juin 2025.
Sous le capot : ce que révèle chaque transaction
Au-delà du prix médian, l’Indice Tardif exploite la mécanique fine de chaque transaction — le type d’information que les indices régionaux ne publient pas. En juin 2026, sur l’île de Montréal :
- 31,0 % des propriétés vendues ont dû réduire leur prix avant de trouver preneur, contre 27,5 % un an plus tôt.
- 19,5 % des ventes se sont conclues au-dessus du prix demandé (27,4 % à ou au-dessus du prix demandé), en recul par rapport à 22,6 % en juin 2025 : les surenchères se raréfient.
- Quand une vente dépasse le prix demandé, l’écart reste modéré : +3,4 % au-dessus en médiane (moyenne +4,5 %). La surenchère se concentre dans les petits plex, mais son ampleur reste contenue.
- Les vendeurs obtiennent en médiane 96,8 % de leur prix d’affichage initial, soit une décote médiane d’environ 19 900 $ entre le premier prix demandé et le prix de vente.
- Le délai de vente médian atteint 45 jours, contre 42 jours un an plus tôt.
Ces signaux confirment le rééquilibrage — davantage de baisses de prix, moins de surenchères — et distinguent nettement les catégories :
| Catégorie | A baissé son prix | Vendu ≥ prix demandé | Prix vendu / prix initial | Délai médian |
|---|---|---|---|---|
| Copropriété | 33,1 % | 25,2 % | 96,9 % | 48 j |
| Unifamiliale | 31,3 % | 26,5 % | 96,2 % | 39 j |
| Duplex | 24,2 % | 40,0 % | 98,4 % | 44 j |
| Triplex | 31,0 % | 28,2 % | 95,9 % | 45 j |
| 4-plex | 18,2 % | 36,4 % | 97,2 % | 46 j |
| Multilogement 5+ | 18,2 % | 27,3 % | 96,1 % | 40 j |
Le contraste est net : dans le duplex, à peine un vendeur sur quatre a réduit son prix et 40 % des ventes ont atteint ou dépassé le prix demandé ; en copropriété, un vendeur sur trois a baissé son prix et seulement un quart des ventes ont atteint le prix affiché. C’est la signature d’un marché à deux vitesses, invisible dans un prix médian agrégé.
La surenchère, catégorie par catégorie
Quand une vente dépasse le prix demandé, deux questions comptent : à quelle fréquence, et de combien. En juin 2026, la surenchère est plus fréquente dans les petits plex (duplex, 4-plex), mais son ampleur reste modérée partout — de l’ordre de +3 à +5 % en médiane. Autrement dit : quand ça dépasse, ça dépasse peu.
| Catégorie | Vendu ≥ demandé | Surenchère (> demandé) | Dépassement médian | Dépassement moyen |
|---|---|---|---|---|
| Copropriété | 25,2 % | 15,6 % | +3,4 % | +4,3 % |
| Unifamiliale | 26,5 % | 20,9 % | +2,6 % | +4,4 % |
| Duplex | 40,0 % | 30,8 % | +3,4 % | +4,9 % |
| Triplex | 28,2 % | 22,5 % | +4,9 % | +6,2 % |
| 4-plex | 36,4 % | 33,3 % | +3,7 % | +4,3 % |
| Multilogement 5+ | 27,3 % | 22,7 % | +4,6 % | +5,6 % |
| Île de Montréal | 27,4 % | 19,5 % | +3,4 % | +4,6 % |
« Surenchère » = vente conclue strictement au-dessus du dernier prix demandé ; « dépassement » = écart entre le prix vendu et le prix demandé sur ces seules ventes. Le dépassement médian/moyen du triplex, du 4-plex et du multilogement 5+ repose sur de petits échantillons (respectivement 16, 11 et 5 ventes au-dessus du prix demandé) et reste indicatif.

Signal pour les vendeurs
Le prix se tient, mais le temps se paie. Avec un quart des inscriptions qui expirent et des expirations en hausse de près d’un tiers sur un an, l’écart se creuse entre les propriétés bien positionnées et celles affichées trop haut. En copropriété au centre-ville, surévaluer, c’est risquer de rejoindre les 423 inscriptions expirées du mois. Dans un marché acheteur léger, le bon prix dès le premier jour n’a jamais été aussi décisif : un accompagnement pour vendre une propriété à Montréal permet de fixer ce prix juste. Voir aussi l’Indice Tardif de mai 2026 pour l’évolution du marché.
Signal pour les acheteurs
La fenêtre de négociation est ouverte, surtout en copropriété et dans l’unifamiliale haut de gamme, où les délais s’allongent et les expirations grimpent. Un score global de 29/100 confirme le rapport de force en votre faveur. Mais les sous-marchés tendus persistent (Rosemont, Villeray, duplex recherchés) : la décompression est sélective. L’acheteur avisé cible les catégories et les zones où l’offre dépasse la demande. Avant de faire une offre, consultez les conditions du marché avec un courtier pour acheter une propriété à Montréal au bon prix.
Le signal à surveiller
L’écart entre volume qui baisse et prix qui tient ne peut durer indéfiniment. Si le ratio d’expirations continue de grimper au second semestre, la pression finira par se transmettre aux prix affichés — et le score pourrait glisser vers la zone acheteur fort. À l’inverse, toute détente supplémentaire de la Banque du Canada relancerait la demande. Le prochain point de bascule dépend autant d’Ottawa que de Montréal.
Contexte macroéconomique et politique
Le 10 juin 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % — un cinquième maintien consécutif — laissant le taux préférentiel à 4,45 % (communiqué de la Banque du Canada ; couverture TD).
La prudence de la Banque tient à un choc d’offre : l’inflation est remontée à 3,2 % en mai 2026, son rythme le plus rapide depuis fin 2023, tirée par une flambée de l’essence liée au conflit au Moyen-Orient, même si l’inflation fondamentale reste ancrée autour de 2 % (Statistique Canada — IPC).
Pour l’emprunteur, le taux hypothécaire variable 5 ans (autour de 3,35 %) conserve son avantage sur le fixe 5 ans (4,04 % à 4,34 % selon l’assurance et le prêteur), ce qui soutient la solvabilité des acheteurs malgré le ralentissement (taux hypothécaires — Ratehub). Du côté du marché, l’APCIQ confirme la tendance de fond à l’échelle métropolitaine : baisse graduelle des ventes et atténuation de la pression sur les prix (APCIQ — RMR de Montréal, mai 2026).
L’Indice Tardif et le Centris HPI de l’APCIQ : deux mesures complémentaires
Le Centris HPI, publié par l’APCIQ, mesure l’évolution des prix à l’échelle de la région métropolitaine à l’aide d’un modèle hédonique corrigé pour la qualité des propriétés. L’Indice Tardif mesure autre chose : la tension transactionnelle, c’est-à-dire le rapport de force entre l’offre et la demande, à granularité fine, par catégorie et par arrondissement de l’île de Montréal, traduit en un score de 0 à 100. Les deux sont complémentaires — l’un donne la trajectoire des prix régionaux, l’autre le rapport de force local, semaine après semaine.
Cette cohérence se mesure : les médianes de juin 2026 de l’Indice Tardif s’écartent de moins de 3 % de la dernière parution de l’APCIQ pour l’île de Montréal (mai 2026) — copropriété +2,9 %, plex +1,2 % — un écart mois sur mois qui confirme l’alignement des deux lectures. La validation sur la même période sera établie à la parution des chiffres APCIQ de juin. L’Indice Tardif publie là où les indices régionaux n’entrent pas dans le détail, tout en restant cohérent avec eux.
| Centris HPI / APCIQ | Indice Tardif | |
|---|---|---|
| Ce qui est mesuré | Évolution des prix (indice hédonique) | Tension transactionnelle (score 0-100) |
| Géographie | RMR + grandes sous-régions | 34 territoires de l’île de Montréal |
| Granularité | Catégorie | Catégorie × arrondissement |
| Cadence | Mensuelle | Hebdomadaire + mensuelle |
| Signal distinctif | Prix corrigé de la qualité | Ratio d’expirations, MRB, prix/porte |
| Rôle | Référence de prix régionale | Lecture locale du rapport de force |
L’avis d’expert — David Tardif
« Juin 2026 est un mois de vérité tarifaire. À 29/100, le marché ne s’effondre pas — les prix médians montent encore légèrement — mais il a clairement basculé du côté des acheteurs. Attention toutefois à la moyenne : derrière ce 29, le duplex est en zone vendeur fort à 82, alors que la copropriété et le grand multilogement sont franchement acheteurs. C’est un marché à deux vitesses. Quand un quart des inscriptions expirent et que les ventes reculent de plus de 10 %, ce n’est pas le prix du marché qui est en cause, c’est le prix demandé. Pour l’acheteur bien accompagné, la fenêtre est ouverte ; pour le vendeur, la précision du prix de départ fait toute la différence — et la catégorie du bien change tout. »
— David Tardif, courtier immobilier (OACIQ), concepteur de l’Indice Tardif
Méthodologie et validation
L’Indice Tardif combine trois signaux en un score de 0 à 100 : le ratio ventes/nouvelles inscriptions (SNLR, 40 %), le ratio d’expirations (30 %) et le momentum annuel des ventes (30 %). Les cinq zones d’interprétation vont d’« acheteur fort » (0-20) à « vendeur fort » (81-100), 41-60 étant l’équilibre. Le score de juin 2026 s’appuie sur les données Centris (compilé par Endurance), avec 38 segments publiables sur 102 (seuil n ≥ 10) et aucune anomalie bloquante. Recoupement interne avec la dernière parution APCIQ / Centris HPI disponible (île de Montréal, mai 2026) : copropriété +2,9 % et plex +1,2 % (cohérents, écart ≤ 5 %), unifamiliale +6,9 % (à reconfirmer sur la parution APCIQ de juin). La méthodologie complète est publique.
Lexique de l’Indice Tardif
| Terme | Définition |
|---|---|
| SNLR (ratio ventes / nouvelles inscriptions) | Rapport entre les ventes et les nouvelles inscriptions du mois ; mesure la vitesse d’absorption de l’offre. Compte pour 40 % du score. |
| Ratio d’expirations | Part des inscriptions conclues (vendues + expirées) qui se terminent sans vente ; signale l’écart entre prix demandés et pouvoir d’achat. 30 % du score. |
| Momentum annuel | Variation du nombre de ventes sur un an ; capte l’accélération ou le ralentissement du marché. 30 % du score. |
| Tension transactionnelle | Rapport de force entre l’offre et la demande, traduit par l’Indice Tardif en un score de 0 à 100. |
| Zones (acheteur / vendeur) | Cinq paliers d’interprétation du score : acheteur fort (0-20), acheteur léger (21-40), équilibré (41-60), vendeur léger (61-80), vendeur fort (81-100). |
| Vente ferme | Transaction dont les conditions ont été levées (l’engagement est confirmé), indépendamment de la date de signature notariée. |
| Surenchère | Vente conclue strictement au-dessus du dernier prix demandé. |
| Dépassement | Écart, en pourcentage, entre le prix vendu et le prix demandé, calculé sur les seules ventes en surenchère. |
| Décote | Écart entre le premier prix affiché et le prix de vente final, soit la baisse consentie par le vendeur. |
| MRB (multiplicateur de revenu brut) | Prix de vente divisé par les revenus bruts annuels d’un immeuble à revenus ; plus il est bas, plus l’immeuble est abordable au regard de ses loyers. |
| Prix par porte | Prix de vente divisé par le nombre de logements ; permet de comparer des plex de tailles différentes. |
| Délai de vente (DOM) | Nombre de jours entre l’inscription et la vente ferme. |
Foire aux questions — Indice Tardif de juin 2026
Quel est le score de l’Indice Tardif en juin 2026 ?
L’Indice Tardif de juin 2026 s’établit à 29/100, en zone acheteur léger. Le score combine le ratio ventes/nouvelles inscriptions (SNLR, 40 %), le ratio d’expirations (30 %) et le momentum annuel des ventes (30 %) sur l’île de Montréal.
Que signifie un score de 29 sur 100 ?
Un score de 29/100 place le marché en zone acheteur léger (21-40) : l’acheteur dispose d’un pouvoir de négociation, les expirations sont modérées à élevées et le volume de ventes recule. Plus le score est bas, plus le marché favorise les acheteurs.
Quelle catégorie de propriété favorise les vendeurs à Montréal en juin 2026 ?
En juin 2026, le duplex est la catégorie la plus favorable aux vendeurs sur l’île de Montréal, avec un score de 82/100 (zone vendeur fort), suivi du 4-plex à 75/100. À l’inverse, le multilogement 5+ (11/100) et la copropriété (22/100) favorisent les acheteurs.
Qu’est-ce que l’Indice Tardif ?
L’Indice Tardif est un indicateur hebdomadaire et mensuel des conditions transactionnelles du marché résidentiel de l’île de Montréal, publié par Endurance Groupe Immobilier par Tardif sous la responsabilité méthodologique de David Tardif, courtier immobilier de l’OACIQ. Il ne révèle aucun prix de transaction individuel.
Quelle est la différence entre l’Indice Tardif et le Centris HPI de l’APCIQ ?
Le Centris HPI de l’APCIQ mesure l’évolution des prix de façon agrégée à l’échelle de la région métropolitaine, à l’aide d’un modèle hédonique. L’Indice Tardif mesure plutôt la tension transactionnelle (rapport offre-demande) à granularité fine, par catégorie et par arrondissement de l’île de Montréal, et la traduit en un score de 0 à 100. Les deux sont complémentaires : les médianes de juin 2026 de l’Indice Tardif s’écartent de moins de 3 % de la dernière parution APCIQ disponible (mai 2026) pour la copropriété et le plex, en attendant la validation sur la même période à la sortie des chiffres APCIQ de juin.
Quel est le prix médian d’une copropriété à Montréal en juin 2026 ?
Le prix médian d’une copropriété sur l’île de Montréal est de 493 000 $ en juin 2026, en hausse de 1,6 % sur un an, selon l’Indice Tardif fondé sur les données Centris.
Combien coûte un plex à Montréal en juin 2026 ?
Le prix médian d’un plex est de 920 000 $ : duplex 840 000 $, triplex 937 500 $, quadruplex 1 150 000 $ et multilogement de 5 unités et plus 1 220 000 $, soit un prix par porte médian d’environ 222 917 $ pour le 5+.
Qu’est-ce que le MRB en immobilier ?
Le MRB (multiplicateur de revenu brut) est le rapport entre le prix de vente et les revenus bruts annuels d’un immeuble à revenus. En juin 2026 à Montréal, le MRB médian va de 18,1 pour le duplex à 16,7 pour le multilogement de 5 unités et plus.
Quel pourcentage de propriétés se vendent au-dessus du prix demandé à Montréal en juin 2026 ?
En juin 2026, 19,5 % des ventes résidentielles sur l’île de Montréal se sont conclues au-dessus du prix demandé, et 27,4 % à ou au-dessus, en recul par rapport à 22,6 % un an plus tôt. Quand une vente dépasse le prix demandé, l’écart médian est de +3,4 % (moyenne +4,5 %). Par ailleurs, 31,0 % des propriétés vendues avaient dû réduire leur prix, et les vendeurs ont obtenu en médiane 96,8 % de leur prix d’affichage initial.
Le marché immobilier de Montréal baisse-t-il en 2026 ?
En juin 2026, le volume de ventes fermes recule de 11,7 % sur un an et les inscriptions expirées augmentent de 31,7 %, mais les prix médians restent stables à en légère hausse. Le marché se rééquilibre en faveur des acheteurs en quantité, pas encore en valeur.
Quel est le taux directeur de la Banque du Canada en juin 2026 ?
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 10 juin 2026, un cinquième maintien consécutif, dans un contexte d’inflation remontée à 3,2 %.
Sources : données Centris (compilé par Endurance) — fichiers HiTech Sample_from_Hitech-2026-06 et -2025-06 ; nouvelles inscriptions de juin 2026 par catégorie (total 2 771). Recoupement interne : APCIQ — RMR de Montréal, mai 2026 (dernière parution). Contexte : Banque du Canada, 10 juin 2026 · Statistique Canada — IPC · Ratehub.
Avertissement : l’Indice Tardif est une analyse de marché à titre informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni un conseil juridique individualisé et ne révèle aucun prix de transaction individuel. David Tardif est courtier immobilier titulaire de l’OACIQ.

