L’Indice Tardif — Semaine 28 · 2026
Semaine du 9 au 15 juillet 2026 : le marché résidentiel de Montréal tient l’équilibre à 52 %, mais la copropriété glisse vers l’acheteur
Le marché résidentiel de Montréal tient l’équilibre : le ratio ventes/nouvelles inscriptions atteint 52 % sur l’ensemble de l’île. Au total, 296 ventes répondent à 567 nouvelles inscriptions. Par ailleurs, les ventes reculent de 15,4 % sur un an. Enfin, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet, dans la semaine même de ce bulletin.
Publié le 16 juillet 2026 · Période couverte : du 9 au 15 juillet 2026.
En clair
Imaginez une table de marché où l’on dépose les propriétés à vendre. Cette semaine, sur l’île de Montréal, un peu plus d’un bien sur deux nouvellement déposés a trouvé preneur. Autrement dit, la table se remplit plus vite qu’elle ne se vide, et l’acheteur garde le temps de choisir. Cette moyenne réunit pourtant deux réalités opposées. D’un côté, les maisons et les petits immeubles à revenus se vendent vite. De l’autre, les condos s’accumulent, car il s’en inscrit un peu plus de deux pour un vendu. Au total, le marché s’est assoupli d’un cran par rapport à la semaine précédente.

En vidéo : L’Indice Tardif — semaine du 9 au 15 juillet 2026.
Le repère de l’Indice
D’abord, un rappel utile. L’Indice Tardif est un indicateur mensuel. En juin 2026, il s’établissait à 29/100, soit une zone d’acheteur léger. Autrement dit, l’acheteur y détient le levier de négociation. Ce bulletin, en revanche, ne calcule aucun score hebdomadaire. Il suit plutôt le flux de la semaine, c’est-à-dire les ventes, les inscriptions et les expirations. Ainsi, la lecture de la semaine va dans le même sens que ce repère mensuel : une île à 52 % et une copropriété qui glisse vers l’acheteur.
Par ailleurs, l’Indice Tardif est publié sous la responsabilité méthodologique de David Tardif, courtier immobilier inscrit à l’OACIQ (permis E2815). Pour aller plus loin, voir la méthodologie et le bilan mensuel.
Tableau récapitulatif — île de Montréal, 9 au 15 juillet 2026
| Catégorie | Ventes 7 j | vs 2025 | Nouvelles inscriptions | SNLR | Expirées 7 j | Secteur le plus actif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Copropriété | 149 | −16,3 % | 356 | 42 % | 46 | Ville-Marie (28) |
| Unifamiliale | 89 | −17,6 % | 121 | 74 % | 17 | Pierrefonds (10) |
| Duplex | 26 | −7,1 % | 40 | 65 % | 3 | LaSalle (5) |
| Triplex | 17 | −19,0 % | 20 | 85 % | 3 | n.d. |
| 4-plex | 10 | +150,0 % | 10 | 100 % | 0 | n.d. |
| Multilogement 5+ | 5 | −54,5 % | 20 | 25 % | 5 | Hochelaga (2) |
| Total île | 296 | −15,4 % | 567 | 52 % | 74 | — |
Source : données Centris (extraction par David Tardif, courtier inscrit à l’OACIQ). La mention « n.d. » signale une donnée non disponible pour la période, jamais comblée.
Acheteurs ou vendeurs : qui mène le marché ?
En clair : sur l’île prise dans son ensemble, il se vend un peu plus d’une propriété pour deux qui s’inscrivent. Le rapport de force reste donc équilibré. Toutefois, il penche légèrement du côté de l’acheteur par rapport à la semaine précédente. Cette moyenne cache pourtant deux marchés. D’un côté, l’acheteur d’une maison ou d’un petit immeuble subit la loi du vendeur. De l’autre, l’acheteur d’un condo garde le temps de comparer et de négocier.
Le fait : on compte 296 ventes pour 567 nouvelles inscriptions. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions (SNLR) atteint donc 52 % sur l’ensemble de l’île.
La lecture experte : à 52 %, l’île se situe dans la bande d’équilibre (40–60 %). C’est un cran plus souple que les 56 % de la semaine précédente. Surtout, la dispersion entre catégories reste le fait dominant. Ainsi, le 4-plex (100 %), le triplex (85 %), l’unifamiliale (74 %) et le duplex (65 %) sont en marché de vendeurs. À l’inverse, la copropriété (42 %) glisse vers la borne acheteur, et le multilogement 5+ (25 %) bascule franchement du côté acheteur. Or la copropriété pèse à elle seule la moitié des ventes de la semaine (149 sur 296). De fait, c’est elle qui tire la moyenne de l’île vers le bas de la bande. Caveat méthodologique : le SNLR est normalement un indicateur mensuel; sur une seule semaine, il s’agit d’un instantané, pas d’une tendance.
Lecture par catégorie
Copropriété
149 ventes · 356 nouvelles inscriptions · SNLR 42 % · 46 expirées · ventes −16,3 % sur un an · secteur le plus actif : Ville-Marie (28 ventes).
En clair : beaucoup de condos arrivent sur la table. Or il s’en vend un peu plus de quatre pour dix nouveaux inscrits. Ainsi, l’acheteur de condo tient nettement la main cette semaine.
Le fait : pour 100 nouveaux condos inscrits, environ 42 se vendent dans la même fenêtre de sept jours.
La lecture experte : à 42 %, la copropriété se tient tout juste au-dessus de la borne inférieure de l’équilibre (40 %). Elle penche donc du côté de l’acheteur. C’est aussi le segment le plus offreur de l’île, avec 356 nouvelles inscriptions à lui seul. Cela représente près des deux tiers du flux d’inscriptions de la semaine. Le ratio d’expirations rapporté aux ventes atteint 31 %. Toutefois, fait notable, les expirations reculent de 16 % sur un an (46 contre 55). L’offre s’accumule donc surtout par un afflux de nouvelles inscriptions, pas par un engorgement d’invendus. Enfin, le repli des ventes de 16,3 % sur un an (149 contre 178) est le plus marqué en volume absolu. À confirmer sur plusieurs semaines avant d’y voir une tendance.
Unifamiliale
89 ventes · 121 nouvelles inscriptions · SNLR 74 % · 17 expirées · ventes −17,6 % sur un an · secteur le plus actif : Pierrefonds (10 ventes).
En clair : les maisons se vendent à bon rythme. En effet, près de trois nouvelles venues sur quatre trouvent preneur dans la semaine. C’est donc le vendeur qui tient le gros bout du bâton.
Le fait : on compte 89 maisons vendues pour 121 nouvelles inscriptions, soit un SNLR de 74 %.
La lecture experte : à 74 %, l’unifamiliale est franchement en marché de vendeurs (bande > 60 %). Le repli des ventes de 17,6 % sur un an (89 contre 108) surprend à première vue. Il tient pourtant davantage à un volume d’inscriptions resserré qu’à un essoufflement de la demande. En effet, le rythme d’écoulement reste élevé. De plus, les expirations sont stables sur un an (17 contre 17). À ce prix et dans ces secteurs, ce qui s’inscrit se vend. Cette semaine, la banlieue de l’île mène, Pierrefonds en tête.
Duplex
26 ventes · 40 nouvelles inscriptions · SNLR 65 % · 3 expirées · ventes −7,1 % sur un an · secteur le plus actif : LaSalle (5 ventes).
En clair : deux duplex sur trois mis en marché se vendent dans la semaine. Le vendeur garde donc l’avantage. Toutefois, le volume de transactions reste mince.
Le fait : on compte 26 ventes pour 40 nouvelles inscriptions, soit un SNLR de 65 %.
La lecture experte : à 65 %, le duplex est en marché de vendeurs (bande > 60 %). C’est aussi la catégorie la plus résiliente de la semaine côté volume. En effet, le recul des ventes n’est que de 7,1 % sur un an (26 contre 28), soit le plus faible des six segments. Les expirations, elles, passent de 2 à 3. Ce sont de petits nombres, à lire comme un instantané. Enfin, LaSalle concentre le plus de ventes de duplex, ce qui cadre avec l’attrait de l’ouest et du sud-ouest pour les acheteurs-occupants.
Triplex
17 ventes · 20 nouvelles inscriptions · SNLR 85 % · 3 expirées · ventes −19,0 % sur un an · secteur le plus actif : n.d.
En clair : presque tout ce qui s’inscrit en triplex se vend dans la semaine. L’offre nouvelle est donc mince, et elle part vite.
Le fait : on compte 17 ventes pour 20 nouvelles inscriptions, soit un SNLR de 85 %.
La lecture experte : à 85 %, le triplex est nettement en marché de vendeurs (bande > 60 %). Ce ratio porte cependant sur un faible volume, ce qui l’amplifie. Les ventes reculent de 19 % sur un an (17 contre 21). Néanmoins, l’écoulement rapide des inscriptions traduit une demande soutenue pour ce format d’immeuble à revenus. Par ailleurs, trois inscriptions ont expiré, contre quatre un an plus tôt. Enfin, le secteur le plus actif n’a pas été rapporté cette semaine; cette donnée est signalée « n.d. », jamais estimée.
4-plex
10 ventes · 10 nouvelles inscriptions · SNLR 100 % · 0 expirée · ventes +150,0 % sur un an · secteur le plus actif : n.d.
En clair : autant de quadruplex se sont vendus qu’il s’en est inscrit. De plus, aucun n’est arrivé à échéance sans preneur. C’est un très petit segment, à lire avec prudence.
Le fait : on compte 10 ventes pour 10 nouvelles inscriptions, soit un SNLR de 100 %.
La lecture experte : à 100 %, le 4-plex apparaît comme le segment le plus tendu de l’île côté vendeur (bande > 60 %). Ce chiffre porte toutefois sur de très petits nombres, ce qui l’amplifie mécaniquement. Ainsi, la hausse des ventes de 150 % sur un an (10 contre 4) traduit surtout la sensibilité des petits volumes, pas une tendance de fond. Par ailleurs, aucune inscription n’a expiré cette semaine, contre deux un an plus tôt. Enfin, le secteur le plus actif n’a pas été rapporté; la donnée est signalée « n.d. ».
Multilogement 5+
5 ventes · 20 nouvelles inscriptions · SNLR 25 % · 5 expirées · ventes −54,5 % sur un an · secteur le plus actif : Hochelaga (2 ventes) · MRB moyen 17,68 · prix moyen par porte 239 832 $.
En clair : beaucoup d’immeubles à logements arrivent sur le marché. Pourtant, peu se vendent : un seul pour quatre nouvellement inscrits. Cette semaine, c’est donc franchement l’acheteur d’immeuble qui mène.
Le fait : on compte 5 ventes pour 20 nouvelles inscriptions, soit un SNLR de 25 %; le multiplicateur du revenu brut (MRB) moyen s’établit à 17,68.
La lecture experte : à 25 %, le multilogement 5+ est le seul segment franchement en marché d’acheteurs (bande < 40 %). C’est l’inverse de la semaine précédente, où il penchait vendeur. De plus, les expirations renforcent le signal : autant d’immeubles ont expiré que vendu (5 pour 5). Elles progressent aussi de 25 % sur un an (5 contre 4). Par ailleurs, un MRB moyen de 17,68 et un prix moyen par porte de 239 832 $ traduisent des valorisations un cran plus élevées que la semaine précédente. Conjugués à un faible écoulement, ces chiffres suggèrent un écart entre les attentes des vendeurs et ce que les acheteurs acceptent de payer. Enfin, le recul de 54,5 % des ventes sur un an porte sur de très petits nombres (5 contre 11); il faut donc le lire comme un instantané.
Contexte macroéconomique et politique
Taux directeur : un sixième maintien
Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. C’était le dernier jour de la période couverte par ce bulletin. Il s’agit d’un sixième maintien consécutif. Le taux officiel d’escompte reste à 2,50 %, le taux de dépôt à 2,20 %, et le taux préférentiel des banques autour de 4,45 %. Dans son communiqué, accompagné d’un Rapport sur la politique monétaire, le Conseil décrit une économie dont la croissance « a stagné » au premier semestre. En effet, l’économie s’est ajustée aux nouveaux tarifs et à une forte incertitude. Toutefois, elle montre « des signes clairs » de reprise au deuxième trimestre, avec une croissance estimée à environ 2,5 %. Par ailleurs, la Banque projette une croissance du PIB de 0,7 % pour 2026, puis 1,8 % en 2027 et en 2028. Enfin, le marché du travail reste « mou », avec un taux de chômage de 6,5 % en juin.
Inflation et taux hypothécaires
Côté prix, l’inflation annuelle s’établissait à 3,2 % au Canada en mai 2026, contre 2,8 % en avril. C’est son rythme le plus rapide depuis décembre 2023, surtout sous l’effet de l’essence. En excluant l’essence, la Banque note cependant une inflation de 2,2 %. Elle projette donc un retour « graduel » vers la cible de 2 % au début de 2027. Sur le financement, le meilleur taux hypothécaire fixe sur cinq ans est repassé sous la barre des 4 %, autour de 3,94 % (offre assurée, la plus basse au 14 juillet). Par ailleurs, la plupart des grands prêteurs se situent entre 4,19 % et 4,89 %. Enfin, la prochaine décision de taux est attendue le 2 septembre 2026.
Lecture : deux forces se croisent. D’un côté, des taux stables depuis six décisions et un meilleur taux fixe repassé sous 4 % allègent, à la marge, le coût d’emprunt. Ils retirent donc l’urgence d’agir. De l’autre, une inflation encore au-dessus de la cible et une économie molle n’ouvrent pas la porte à une baisse rapprochée. Pour l’île, le coût de l’emprunt varie peu d’une semaine à l’autre. Cela cadre avec des ventes en repli de 15,4 % sur un an et une offre nouvelle abondante, surtout en copropriété. Fait notable, la décision de la Banque tombe pile dans la semaine du bulletin, sans rien changer aux conditions de financement. Autrement dit, ce n’est pas le crédit qui bouge; c’est l’appariement entre prix demandés et prix acceptés qui se cherche.
Ce que je retiens cette semaine
Un rythme de ventes plus lent
La semaine du 9 au 15 juillet maintient un marché en équilibre à l’échelle de l’île, à 52 % de SNLR. C’est toutefois un cran plus souple que la semaine précédente (56 %). Surtout, le moteur des ventes tourne nettement plus lentement qu’il y a un an, à −15,4 % sur l’ensemble des catégories. Ce repli est aussi plus profond que les −9,9 % de la semaine du 18 au 24 juin. Par ailleurs, le recul est diffus. En effet, il touche la copropriété (−16,3 %), l’unifamiliale (−17,6 %), le triplex (−19 %) et le multilogement 5+ (−54,5 %, sur de petits nombres). En revanche, le 4-plex progresse, là aussi sur de faibles volumes.
La copropriété donne le ton
Le fait marquant de la semaine, c’est la position de la copropriété. À 42 %, elle glisse sous le point médian de l’équilibre et s’approche de la borne acheteur. Cette bascule tient à un afflux de nouvelles inscriptions (356 à elle seule), pas à un engorgement d’invendus. D’ailleurs, ses expirations reculent même de 16 % sur un an. Or la copropriété pèse la moitié des ventes de l’île. De fait, c’est elle qui donne le ton de la moyenne. Ainsi, cette lecture hebdomadaire va dans le même sens que le score mensuel de juin 2026, à 29/100, en zone d’acheteur léger : l’offre est là, et la demande choisit. En somme, l’« île de Montréal » reste une moyenne commode, mais chaque catégorie garde sa propre dynamique. C’est précisément ce que cet indice cherche à rendre lisible. Pour comprendre la démarche, voir qui nous sommes.
Des expirations en recul, un signal à nuancer
Le second signal est plus rassurant. Au total, 74 inscriptions ont expiré cette semaine sur l’île, contre 84 un an plus tôt, soit −11,9 %. Contrairement à la fin juin, où les expirations grimpaient, elles reculent ici sur un an dans la plupart des segments. Le déséquilibre du côté acheteur provient donc surtout d’un flux d’inscriptions soutenu, pas d’une accumulation d’invendus. La nuance compte : un marché qui s’offre n’est pas un marché qui s’enlise. Le multilogement 5+ fait toutefois exception, avec autant d’expirations que de ventes (5 pour 5). C’est un écart de prix à surveiller dans ce segment.
Des taux stables en toile de fond
Enfin, le contexte macro mérite un œil, d’autant que la décision de la Banque est tombée le 15 juillet. Six maintiens de suite à 2,25 % et un meilleur taux fixe repassé sous 4 % (à 3,94 %) dessinent des conditions de financement stables. Elles sont même légèrement plus favorables. Ainsi, elles n’imposent l’urgence ni aux acheteurs ni aux vendeurs. Tant que l’inflation reste tirée par l’énergie, elle ne change rien au calcul hypothécaire des ménages. En revanche, elle réduit la probabilité d’une baisse de taux à court terme. Mon réflexe de prudence reste donc le même : un instantané hebdomadaire éclaire le flux, il ne remplace pas la lecture mensuelle. De fait, le score de l’Indice demeure mensuel, et c’est lui qui fait foi de la tendance de fond.
Foire aux questions
Le marché immobilier de Montréal a-t-il ralenti la semaine du 9 au 15 juillet 2026 ?
Oui, par rapport à l’an dernier. En effet, l’île de Montréal a enregistré 296 ventes du 9 au 15 juillet 2026, contre 350 à la même période en 2025. Cela représente un recul de 15,4 %. Toutefois, le ratio ventes/nouvelles inscriptions reste en zone d’équilibre, à 52 %, mais dans sa moitié basse. Pour la tendance de fond, voir le bilan mensuel.
Qu’est-ce que le SNLR et pourquoi 52 % cette semaine ?
Le SNLR (ratio ventes/nouvelles inscriptions) compare les ventes aux nouvelles inscriptions sur la même période. À 52 % cette semaine sur l’île, on est donc dans la bande d’équilibre (40 à 60 %). C’est un cran du côté acheteur par rapport aux 56 % de la semaine précédente. Pour les seuils, voir la méthodologie : au-dessus de 60 %, marché de vendeurs; sous 40 %, marché d’acheteurs.
Quelle catégorie favorise le plus les vendeurs la semaine du 9 au 15 juillet 2026 ?
C’est le 4-plex, avec un SNLR de 100 % (10 ventes pour 10 nouvelles inscriptions). Ensuite viennent le triplex (85 %), l’unifamiliale (74 %) et le duplex (65 %). À l’inverse, la copropriété (42 %) glisse vers l’acheteur, et le multilogement 5+ (25 %) est franchement en marché d’acheteurs. Ces écarts portent toutefois sur de petits volumes dans les segments de plex, et se lisent comme des instantanés.
La copropriété est-elle en marché d’acheteurs à Montréal en juillet 2026 ?
Elle en approche. À 42 % de SNLR la semaine du 9 au 15 juillet, la copropriété se tient juste au-dessus de la borne acheteur (40 %). On compte 149 ventes pour 356 nouvelles inscriptions, soit près des deux tiers du flux d’inscriptions de l’île. Fait notable, ses inscriptions expirées reculent de 16 % sur un an. Autrement dit, l’offre s’accumule par un afflux de nouvelles inscriptions, pas par un engorgement d’invendus. Il s’agit d’un instantané hebdomadaire, à confirmer sur plusieurs semaines.
Les taux d’intérêt ont-ils changé la semaine du 9 au 15 juillet 2026 ?
Non. En effet, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 15 juillet 2026, un sixième maintien consécutif. Le taux officiel d’escompte reste à 2,50 % et le taux préférentiel autour de 4,45 %. De plus, le meilleur taux hypothécaire fixe sur cinq ans est repassé sous 4 %, autour de 3,94 %. Enfin, la prochaine décision est attendue le 2 septembre 2026.
Pourquoi les immeubles à revenus se vendent-ils moins vite que les maisons à Montréal cette semaine ?
Parce que les dynamiques diffèrent selon la taille. D’abord, les petits immeubles à revenus s’écoulent vite : duplex (65 %), triplex (85 %) et quadruplex (100 %). Ensuite, le multilogement 5+ affiche un SNLR de 25 %, avec autant d’expirations que de ventes (5 pour 5). Autrement dit, un écart existe entre les prix demandés et ce que les acheteurs acceptent. Ce segment est aussi plus sensible aux taux et au rendement (MRB moyen de 17,68). Enfin, le tout porte sur de faibles volumes, à confirmer.
Peut-on se fier à un chiffre hebdomadaire pour acheter ou vendre à Montréal ?
Un bulletin hebdomadaire éclaire le rythme du marché, mais il ne constitue pas une analyse de votre bien. En effet, le SNLR est normalement un indicateur mensuel; sur une semaine, c’est un instantané. Par conséquent, pour une décision d’achat, de vente ou d’inscription, consultez un courtier immobilier inscrit à l’OACIQ. Il réalisera une analyse adaptée à votre situation et au bien concerné.
Avertissement professionnel
L’Indice Tardif est un indicateur statistique des conditions transactionnelles observées sur l’île de Montréal. Il ne constitue ni une opinion de valeur, ni une analyse comparative de marché au sens de la réglementation OACIQ, ni un conseil professionnel sur un bien spécifique. Pour toute décision d’achat, de vente ou d’inscription, consultez un courtier immobilier inscrit à l’OACIQ qui réalisera une analyse adaptée à votre situation et au bien concerné. Les données et chiffres publiés sont fournis à titre informatif et journalistique. Endurance Groupe Immobilier par Tardif décline toute responsabilité quant à l’usage qui pourrait en être fait.
Sources
Données Centris (extraction par David Tardif, courtier inscrit à l’OACIQ). Validation croisée avec l’indice de prix des propriétés Centris HPI (APCIQ). Méthodologie L’Indice Tardif v2.1. Contexte macroéconomique : Banque du Canada (décision et Rapport sur la politique monétaire du 15 juillet 2026), Statistique Canada (IPC de mai 2026), Ratehub.ca (taux hypothécaires fixes 5 ans, 14 juillet 2026).
David Tardif, courtier immobilier (permis OACIQ E2815) — Endurance Groupe Immobilier par Tardif.
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Citation suggérée : « L’Indice Tardif — Semaine 28, 2026 », Endurance Groupe Immobilier par Tardif. Réutilisation permise sous licence CC BY 4.0.

