Commission de courtier immobilier au Québec : combien ça coûte vraiment 

Au Québec, la commission d’un courtier immobilier se situe généralement autour de 4 à 5 % du prix de vente, plus les taxes (TPS et TVQ), et elle est entièrement négociable : il n’existe aucun tarif fixe imposé par la loi ou par l’OACIQ. Mais le pourcentage n’est que la moitié de l’histoire. Ce qui compte vraiment, c’est le prix que vous obtenez au bout du compte.

Comment la commission est-elle calculée ?

La commission est un pourcentage du prix de vente final, pas du prix demandé. Elle est convenue à l’avance dans le contrat de courtage vente que vous signez avec votre courtier, et elle est prélevée une seule fois, à la conclusion de la transaction chez le notaire, à même le produit de la vente. Vous n’avez donc rien à débourser de votre poche en cours de route.

Aux montants s’ajoutent les taxes de vente (TPS de 5 % et TVQ de 9,975 %), calculées sur la commission elle-même. Votre courtier doit toujours vous présenter le montant clairement, taxes incluses, avant que vous signiez quoi que ce soit.

Une seule commission, deux courtiers : pourquoi le partage est stratégique

Point crucial que peu de vendeurs comprennent : la rétribution est négociée entre vous et votre courtier — le courtier inscripteur —, mais elle sert à rémunérer deux courtiers, le vôtre et celui de l’acheteur. Autrement dit, c’est vous, le vendeur, qui payez les honoraires des deux.

Dans le contrat de courtage que vous signez, le courtier inscripteur doit déclarer le pourcentage qu’il offre au courtier de l’acheteur (le courtier collaborateur). Ne prenez pas ce partage à la légère : c’est une décision stratégique, pas une simple formalité.

Au Québec, la rétribution offerte au courtier de l’acheteur tourne normalement autour de 2 % du prix de vente. Ce pourcentage envoie un message au marché. Offrir une part compétitive dit aux courtiers d’acheteurs : « votre travail est valorisé, amenez-moi vos clients, et vous serez payés en conséquence — à condition, évidemment, de m’apporter une offre acceptable ». À l’inverse, offrir moins que la norme peut décourager des courtiers de présenter votre propriété à leurs acheteurs, et donc réduire le nombre d’acheteurs qualifiés qui la visitent.

C’est exactement le genre de levier qu’un bon courtier inscripteur discute ouvertement avec vous : le partage n’est pas qu’un coût, c’est un outil pour maximiser l’exposition de votre propriété auprès des bons acheteurs.

La commission est négociable

Contrairement à une croyance répandue, il n’y a pas de « taux officiel ». Le pourcentage, la structure et ce qui est inclus se négocient. Méfiez-vous cependant du réflexe de choisir uniquement le taux le plus bas : une commission légèrement plus élevée qui s’accompagne d’une meilleure stratégie de prix et de mise en marché peut vous rapporter des milliers de dollars de plus à la vente.

Qu’est-ce que la commission inclut ?

Une commission complète couvre bien plus qu’une simple annonce. Elle finance l’avis de valeur et la stratégie de prix, la préparation et le home staging, les photos et la vidéo professionnelles, la diffusion sur Centris et les portails, la coordination des visites, le filtrage des acheteurs, la négociation des offres et des conditions, la gestion documentaire et le suivi jusque chez le notaire. C’est un travail à temps plein pendant toute la durée du mandat.

Pourquoi le prix obtenu compte plus que le pourcentage

Voici le calcul que peu de gens font. Si un courtier vous obtient quelques points de pourcentage de plus sur votre prix de vente, ou vend votre propriété plus vite (donc moins de paiements d’hypothèque, de taxes et de stress), il a déjà « remboursé » sa commission. Chez Endurance, nos vendeurs obtiennent en moyenne 99 % du prix demandé et un délai moyen de 29 jours — un marché que nous suivons de près grâce à notre Indice Tardif, notre indicateur du marché résidentiel de l’île de Montréal.

Autrement dit : la vraie question n’est pas « combien coûte le courtier », mais « combien me rapporte-t-il de plus que ce qu’il me coûte ». Pour le savoir sur votre propriété, obtenez un avis de valeur gratuit et sans engagement.

Foire aux questions

Qui paie la commission, l’acheteur ou le vendeur ?

Traditionnellement, c’est le vendeur qui la paie, et elle rémunère à la fois son courtier et celui de l’acheteur. On explique tout dans notre article « Qui paie la commission du courtier ».

Combien reçoit le courtier de l’acheteur ?

Au Québec, la part offerte au courtier de l’acheteur tourne normalement autour de 2 % du prix de vente. Le courtier inscripteur doit la déclarer dans le contrat de courtage. C’est un choix stratégique : une part compétitive encourage les courtiers d’acheteurs à présenter votre propriété à leurs clients.

Peut-on négocier la commission ?

Oui. Le taux et la structure sont libres. L’important est de comparer la valeur offerte, pas seulement le pourcentage.

Y a-t-il des frais si ma maison ne se vend pas ?

Avec un mandat classique, la commission n’est due qu’à la vente. Vérifiez toujours les clauses de votre contrat de courtage.

La commission inclut-elle les taxes ?

Non, la TPS et la TVQ s’ajoutent au pourcentage convenu. Votre courtier doit vous indiquer le montant taxes incluses.

À propos de l’auteur — David Tardif
Courtier immobilier résidentiel et commercial (OACIQ, permis E2815), fondateur d’Endurance Groupe Immobilier par Tardif et créateur de l’Indice Tardif. Plus de 20 ans d’expérience, équipe primée #1 au Canada (Royal LePage 2024-2025), 375+ avis Google 4,9/5. En savoir plus sur David.

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