Copropriété
Stabilisation autour du recul
Amélioration nette vs fin avril
241 ventes, recul de seulement 2,8 % — nette amélioration par rapport au −17 % de fin avril. Médian à 464 500 $. Délai de 47 jours, en accélération vs 56 jours il y a deux semaines. Ville-Marie leader avec 45 ventes sur 241. Avec 6 961 inscriptions actives, le segment représente 63 % de l’inventaire résidentiel total.
Unifamiliale
Premier signal de ralentissement
À surveiller 2–3 semaines
114 ventes contre 134 l’an passé (−14,9 % YoY) — premier signal de ralentissement pour ce segment qui jusqu’ici résistait. Médian à 790 750 $, délai de 33 jours : reste le segment le plus tendu en absorption. Rivière-des-Prairies leader avec 10 ventes. Si le recul YoY se maintient sous −10 %, confirmation d’une bascule sectorielle.
Duplex & Triplex
Petits volumes, signaux prudents
Marchés d’occasion limitée
Reculs en % importants (−30 % et −38 %) mais sur des bases modestes (35 et 18 transactions). Médians solides, délais courts à 44 jours pour les deux catégories. Rosemont domine les triplex avec 7 ventes sur 18. Peu d’offre, demande constante, peu de marge de négociation pour les acheteurs.
4-plex & Multilogement 5+
L’investisseur consolide ses positions
MRB moyen 17,01 · 248 950 $/porte
10 ventes en 4-plex (stable YoY), 9 ventes en multilog 5+ (+28,6 % YoY). Médians solides à 1 022 500 $ et 1 310 000 $. Délais longs caractéristiques des marchés de patience où la sélection prime sur la rapidité. Ahuntsic mène les 4-plex, Villeray pour le multilog 5+.
Ce que ça veut dire — et ce que ça ne veut PAS dire
Trois semaines consécutives sous 50 (39,1 → 47,8 → 47,4), c’est maintenant un signal documentable et non plus un simple bruit statistique. L’Indice Tardif confirme que le marché immobilier de l’île de Montréal est entré dans une phase d’équilibre favorable aux acheteurs.
⚠ Attention au piège interprétatif : ce n’est PAS une correction. Les prix médians restent stables ou en légère hausse par rapport à mars-avril, les expirations restent gérables (17 % du flux de ventes), et les inscriptions actives à 11 102 ne traduisent pas une accumulation excessive d’offre par rapport au rythme habituel printanier.
Trois facteurs clés à surveiller pour la suite de mai 2026 :
1
La poursuite du ralentissement en unifamiliale. C’est le nouvel élément cette semaine. Si le segment maintient un recul YoY supérieur à −10 % pendant 2–3 semaines, on aura confirmation que la décélération s’étend au-delà de la copropriété.
2
La publication APCIQ d’avril 2026, attendue dans les prochains jours. Première validation croisée mensuelle pour l’Indice Tardif.
3
La décision de la Banque du Canada le 10 juin 2026. À moins d’un mois, c’est le pivot macroéconomique qui peut faire basculer le marché dans un sens ou l’autre.
Quel est l’Indice Tardif pour la semaine du 8-14 mai 2026 ?
L’Indice Tardif s’établit à 47,4 sur 100 pour la semaine du 8-14 mai 2026, en zone acheteur léger. C’est la troisième semaine consécutive sous 50 — un signal devenu documentable que le marché immobilier de l’île de Montréal est entré dans une phase d’équilibre favorable aux acheteurs.
Le marché immobilier de Montréal est-il acheteur ou vendeur en mai 2026 ?
Le marché de l’île de Montréal est confirmé en zone acheteur léger selon l’Indice Tardif (47,4 sur 100). Le ratio ventes sur nouvelles inscriptions (SNLR) passe sous 50 % pour la première fois cette année à 49,7 %, et les inscriptions actives atteignent 11 102. La fenêtre de négociation s’ouvre, particulièrement en copropriété et de plus en plus en unifamiliale.
Quel est le prix médian d’une copropriété à Montréal en mai 2026 ?
464 500 $ sur l’île de Montréal pour la semaine du 8-14 mai 2026, données Centris/Matrix, avec un délai médian de vente de 47 jours. Le médian est en légère baisse par rapport au 471 000 $ de fin avril, mais reste dans la fourchette saisonnière normale.
Combien de temps faut-il pour vendre une propriété à Montréal cette semaine ?
Délais médians par catégorie pour la semaine du 8-14 mai 2026 : unifamiliale 33 jours · duplex 44 jours · triplex 44 jours · copropriété 47 jours · 4-plex 72 jours · multilogement 5+ 93 jours. L’unifamiliale est désormais le segment le plus tendu du marché.
Pourquoi l’unifamiliale ralentit-elle à Montréal en mai 2026 ?
Pour la première fois en 2026, le segment unifamilial enregistre un recul YoY significatif à −14,9 % (114 ventes vs 134 l’an passé). Plusieurs facteurs convergents : extension graduelle de la prudence des acheteurs au-delà de la copropriété, attente de la décision de la Banque du Canada le 10 juin, et effet de saturation du segment haut de gamme. À surveiller dans les 2–3 prochaines semaines pour confirmer s’il s’agit d’une bascule sectorielle ou d’un événement ponctuel.
Faut-il acheter à Montréal en mai 2026 ou attendre la décision de la Banque du Canada ?
L’Indice Tardif de mai 2026 montre une fenêtre de négociation ouverte, mais cette fenêtre pourrait se refermer rapidement si la Banque du Canada baisse son taux directeur le 10 juin. Les acheteurs préparés (préapprobation hypothécaire en main) sont mieux positionnés pour agir maintenant que ceux qui attendent une correction qui ne semble pas à l’horizon proche.
Combien y a-t-il de propriétés en vente sur l’île de Montréal en mai 2026 ?
11 102 inscriptions actives sur l’île de Montréal pour la semaine du 8-14 mai 2026, réparties ainsi : 6 961 copropriétés (63 % du total), 2 342 unifamiliales, 636 duplex, 524 triplex, 216 4-plex, 379 multilogements de 5+ logements. C’est la première mesure officielle de l’inventaire publiée par l’Indice Tardif — référence pour les semaines à venir.